I was born in 1996 and photography was for me an evidence, surely due to my double culture, French and Cambodian, where the image was a way of witnessing not to forget, leaving a physical fragment of time. Coming from the suburbs of Aulnay-sous-bois, my passion for images was born with the discovery of cinema. Being young, I was passionate and driven by these visual stories. Son of refugees, I was very early sensitive to geopolitical events, and particularly conflicts and their consequences. After one year at university, I went to communication school. It was at that moment that I learned to rediscover the work of photographers like Sébastiao Salgado, or Raymond Depardon, who gave me the desire to capture the story being written, to live it with a camera. I quickly understood what an image could say, where the writing stops and what the writing can show, where an image stops.

Powerless in the face of the Arab revolutions, I wanted to make my contribution, to work for great causes. I decided to go with an NGO to Lebanon and Morocco when I was 18, to photograph Syrian refugees and disabled people in the Middle Atlas, telling my first stories. A way for me to appease my young utopian consciousness.

My thirst for discovery, for denouncing and showing the world, directed me towards reporting. Exposing these encounters, these stories allows me to answer a personal question. All the work on Man in distress (war, poverty, exodus) is like an answer to this question. I meet people of extraordinary strength, mentality and path that make them invincible, but also exemplary. The Syrian crisis in Lebanon and Turkey has occupied me for many months. Darfur, Italy on the exodus of the South Sudanese, the disabled from the Atlas, are among my subjects. Since then, I have multiplied my photographic collaborations with international humanitarian associations in order to feed my projects.

 

Awards/Exhibition/Publication

2018 - Egoista / Burma Inferno

2018 - Vice News / Darfour

2018 - Finalist Grand Prix Paris Match Photoreportage Student

2017 - Exhibition / Burma Inferno / Campus Eiffel - Paris

 

FR

Je suis né en 1996 et la photographie était pour moi une évidence, sûrement dû à ma double culture, française et cambodgienne, où l'image était une manière de témoigner pour ne pas oublier, laissant un fragment physique du temps. Issu des quartiers populaires de la banlieue d'Aulnay-sous-bois, la passion de l’image est née chez moi avec la découverte du cinéma. Étant jeune, j’étais passionné et entraîné par ces histoires visuelles. Fils de réfugiés, j’ai été très tôt sensible aux évènements géopolitiques, et particulièrement, les conflits et leurs conséquences. Après une année à l’université, je me suis orienté en école de communication. La photographie n'était alors pour moi, qu'une manière de m'exprimer artistiquement, c'est à ce moment là, que j'ai appris à redécouvrir le travail de photographes comme Sébastiao Salgado, ou Raymond Depardon, qui m'ont donné l'envie de capturer l'Histoire qui s'ecrit, de la vivre avec un appareil photo. J'ai vite compris ce qu'une image pouvait dire, là où l'écriture s'arrête et ce que l'écriture peut montrer, là ou une image s'arrête.

Impuissant devant les révolutions arabes, je voulais apporter ma pierre à l'édifice, oeuvrer pour des grandes causes. J’ai décidé de partir avec une ONG au Liban et au Maroc lorsque j'avais 18 ans, pour photographier les réfugiés syriens et des handicapés dans le moyen Atlas, racontant ainsi mes premières histoires. Une manière pour moi, d'apaiser ma jeune conscience d'utopiste.

Ma soif de découverte, de dénoncer et de montrer le monde, m’a orienté vers le reportage. Exposer ces rencontres, ces histoires me permet de répondre à un questionnement personnel. Tout le travail sur l’Homme en détresse (guerre, pauvreté, exode) est comme une sorte de réponse à ce questionnement. Je rencontre des gens d’une force extraordinaire, d’une mentalité et d’un parcours qui les rendent invincibles, mais aussi exemplaires. La crise syrienne au Liban et en Turquie m’a occupé de longs mois. Le Darfour, l’Italie sur l’exode des sud-soudanais, les handicapés de l’Atlas, font partie de mes sujets. Depuis, je multiplie les collaborations photographiques avec des associations humanitaires internationales afin de pouvoir alimenter mes projets.

 

Prix/Exposition

2018 - Egoista / Burma Inferno

2018 - Vice News / Darfour

2018 - Finaliste Grand Prix Paris Match Photoreportage Étudiant

2017 - Exposition / Burma Inferno / Campus Eiffel - Paris